J'ai testé: la méditation

Aujourd’hui, je vais vous parler de mon expérience avec la méditation. Mon récit commence il y a un peu plus d’un an, au printemps 2016. À l’époque, j’étais stressée au quotidien, fatigué, et ressasser était devenu pour moi un art de vivre. Cela faisait environ six mois que j’étais sortie d’un épisode de dépression nerveuse et maintenir la joie de vivre, la motivation, et un minimum de calme au quotidien n’était pas toujours chose aisé. J’avais plusieurs fois entendu parler de la méditation pour se sentir plus calme, plus joyeux, mieux dans sa peau, mais cela ne me disait rien. À vrai dire, je faisais plutôt partie des gens qui considèrent que la méditation est une pratique bonne pour les moines bouddhistes, efficace seulement pour les gens déjà calmes.


Jusqu’au jour où...

C’est lors de ma rencontre avec le Reiki que mon avis a changé. J’étais curieuse par rapport à cette discipline. Je me demandais si c’était possible, si on pouvait vraiment manipuler les énergies, guérir les gens. Voulant en savoir plus, je me suis rendue au centre de bien-être–développement personnel qui se trouvait à deux pas de chez moi et réunissait des dizaines de professionnels dans toutes sortes de disciplines dont le Reiki. Des ateliers avaient lieu plusieurs fois par semaine alors je me suis inscrite, juste pour voir.

 

Lors du premier atelier, le maître Reiki qui nous accueillait nous fit asseoir le dos droit, si possible en tailleur, puis nous parla du Reiki, de la méditation, des hémisphères cérébraux, de tout le stress induit par notre mode de vie moderne, de la manière dont ton pouvait, simplement, obtenir plus de calme, de sérénité, de bien-être et de contrôle sur notre vie par la visualisation et la méditation. Elle nous fit ensuite fermer les yeux pour une séance de méditation guidée.

 

Nous commençâmes par reprendre contact avec nos sensations corporelles, morceau par morceau : les mains, les bras, les flancs, le torse, l’abdomen… Puis vint le moment d’ouvrir notre champ de conscience, d’abord un petit peu et de plus en plus : à la pièce dans laquelle nous nous trouvions, au bâtiment dans lequel nous nous trouvions, au quartier autour de nous, à la ville toute entière, au pays… puis notre guide nous demandait de nous connecter de nouveau avec nos sensations et également avec nos émotions. Il s’agissait de prendre conscience du sentiment de bien-être de détente qui s’étaient installés lors de la méditation. Puis notre guide nous aidait à ancrer ce ressenti et ces émotions en nous suggérant qu’ils nous étaient naturels, qu’ils étaient nous-mêmes, notre identité profonde, présents en nous à tout moment et disponibles à chaque instant uniquement en concentrant notre attention sur nos deux mains simultanément. Il me semble que la méditation guidée se terminait par un exercice de visualisation. Nous devions choisir un objectif qui nous tenait à cœur puis visualisait le plus clairement possible cet objectif réalisé et se concentrer sur les sensations et les émotions que provoquait en nous l’atteinte de cet objectif. Puis nous faisions une séance d’auto soins durant laquelle nous apprenions à faire circuler l’énergie dans les différentes parties de notre corps.

Résultats immédiats

Au début de la séance de méditation, j’ai eu énormément de mal à focaliser mon attention sur autre chose que les douleurs physiques que provoquait en moi la position assise, dos droit, jambes croisées. Cette position était loin d’être habituelle pour moi, j’avais mal aux fesses, mal aux genoux, puis mal au dos, mal aux genoux, mal aux fesses, mal au dos, je bougeais un peu, changeais sensiblement de position, redressais mon dos, croisais mes jambes dans l’autre sens, puis j’avais de nouveau mal aux fesses, au dos, aux genoux… Vous comprenez l’idée.

 

Arrivé au moment où notre champ de conscience s’élargissait au pays, puis aux autres pays environnants, puis à la planète tout entière… Je commençais à me rendre compte que bien que toujours présentes les douleurs étaient un peu moins persistantes et qu’elles attiraient un peu moins mon attention. Il en est resté ainsi au sujet des douleurs physiques jusqu’à la fin de la session.

 

Voyons maintenant ce qu’il en a été au sujet des cognitions et des émotions.

 

Mes cognitions ont suivi un chemin similaire à celui de mes douleurs physiques. Au début de la séance j’avais milles idées en tête : oh mince de la méditation, je n’ai jamais été très douée pour me concentrer, j’ai mal au dos, je me demande si cela va fonctionner, j’ai mal aux genoux, cette position ne doit pas être très bonne pour ma fissure au ménisque, encore ce bon vieux truc de se concentrer sur chaque partie du corps une à une, en tout cas la salle jolie, mince je ne suis plus concentrée, j’en étais sûre, il faut que je me re-concentre… C’est vers le milieu du moment où nous devions nous concentrer sur chaque partie du corps une à une que je me suis rendue compte que le nombre de mes pensées avaient diminué et que j’étais plus concentrée qu’au début de la méditation. À partir de ce moment-là, mon niveau de concentration a continué de croître jusqu’à la fin de la méditation et mes pensées ont diminué de manière proportionnelle.

 

Pour ce qui est de mes émotions je dois dire que je ne me suis pas posée la question de savoir dans quel état émotionnel je me sentais avant de commencer la méditation. Je savais que je souhaitais obtenir plus de calme quotidien, mais je ne m’étais pas spécialement préoccupée de l’instant présent. Ce n’est qu’au moment où notre guide nous a posé la question « Comment vous sentez-vous ? » que j’ai commencé à sonder mon état émotionnel. À ce moment-là, je n’ai pas été capable de nommer l’émotion que je percevais. Ce n’est que lorsque notre guide nous a demandé « Est-ce du calme ? Du bien-être ? De la sérénité ? » que j’ai compris : c’était exactement ça ! Je suis restée dans cet état jusqu’à la fin de la séance.

 

Lorsque je suis sortie du centre de bien-être–développement personnel pour faire le trajet retour jusqu’à mon domicile, j’avais l’impression de voir le monde différemment. C’était comme si tout avait plus de relief, comme si les couleurs étaient plus belles, plus brillantes, je me sentais bien, joyeuse, calme, libre, j’avais l’impression que tous les éléments du monde étaient interconnectés.



Résultat dans les mois qui ont suivi

Dès ce moment-là, il a été évident pour moi que la méditation me faisait énormément de bien. J’ai donc pris la décision de me rentre plusieurs fois par mois aux séances de méditation guidée et entre deux séances je prenais chaque jour quelques minutes à la maison pour m’asseoir le dos droit, fermer les yeux, installer la respiration abdominale, puis focaliser au maximum de mon attention sur toutes les sensations qui se trouvaient dans ma main droite. Je restais ainsi jusqu’à ce que les sensations s’intensifient et que je parvienne à maintenir cette sensation pour une durée de temps qui me semblait satisfaisante. Puis je faisais la même chose avec la main gauche et finalement avec les deux mains simultanément.

 

Pratiquer tous les jours n’a pas été facile. Il y a des jours où je me suis dit « Oh non pas maintenant » Oh non j’en ai marre » « Je le ferais plus tard » mais comme je sentais que l’exercice me faisait énormément de bien j’ai toujours réussi à me raisonner et à pratiquer malgré tout. Au fil des semaines, l’exercice est devenu de plus en plus aisé et mon intention qui au départ se focalisait de manière intermittente parvenait à rester fixe de plus en plus longtemps.

 

Au bout d’environ un mois, j’ai choisi de passer mon premier niveau de Reiki au cours duquel le maître Reiki nous a distribué les audio des méditations guidées. À partir de ce moment-là, il a été beaucoup plus facile et attrayant pour moi de méditer tous les jours puisque l’exercice était devenu beaucoup plus varié.

 

Au bout de 2–3 mois, ma qualité de vie avait radicalement changé. Moi qui n’avais jamais été capable de m’endormir en moins d’une demi-heure –et ça c’était dans le meilleur des cas– étais à présent capable de m’allonger, fermer les yeux, me concentrer sur mes deux mains, et m’endormir en un temps record. J’étais également plus calme et plus enjouée au quotidien, et cela se voyait : je chantais, je dansais, je riais. Moi qui avais depuis des années la capacité de vivre à peu près n’importe quelles difficultés de la vie quotidienne comme un énorme drame, j’étais à présent capable de faire preuve de plus en plus de recul. Lorsque je rencontrais une difficulté, je l’observais, la détaillais, et disais « Mince ! Bon, et bien puisque c’est comme cela que pourrais-je mettre en place pour y remédier ? Et que pourrais-je faire pour me sentir mieux ? » J’avais également développé une parade de choc pour les moments d’attentes et d’ennuis : je n’ai trépigné plus, je ne m’énervais plus, à la place j’entrais en méditation, personne ne se rendait compte de rien, le temps passait à une vitesse folle et j’en ressortais calme et détendue.

Finalement

Pour moi la méditation et la pleine conscience sont des pratiques très intéressantes et très utiles pour nous ramener dans un état de calme, de bien-être, de joie, nous apporter une meilleure maîtrise sur nos pensées et sur l’impact que nous décidons de donner à nos émotions dans notre vie de tous les jours. Ce sont des pratiques pour lesquels conserve le plus grand respect ainsi qu’une place de choix dans mon quotidien.

 

Actuellement, je ne pratique la méditation guidée ou l’exercice de concentration sur les deux mains qu’occasionnellement ou par période, mais je prends tous les jours quelques instants pour me ramener au moment présent en observant mes sensations corporelles –Qu’est-ce que je vois ? Qu’est-ce que j’entends ? Quel est la température de l’endroit où je me trouve ? Quel est la dureté du sol sur lequel je me trouve ? La texture de mes vêtements ? Quelles sont les odeurs autour de moi ? Comment est-ce que je me sens ?– ainsi que le défilement de mes pensées.

 

Sans oublier de prendre en compte ce qui a pu nous arriver dans le passé et ce qui pourrait nous arriver dans le futur, je pense qu’il est capital dans notre société tout va très vite et où tout est sujet à inquiétudes, de prendre un maximum le temps de nous ramener dans le moment que nous sommes en train de vivre pour nous permettre de percevoir et de vivre ce que nous apporte l’instant présent qui est finalement le seul qui nous est réellement accessible.

 

 

Et vous, que pensez-vous de la méditation ? Avez-vous déjà pratiqué la méditation ou même la pratiquer-vous en ce moment ? Depuis août pendant combien de temps ? Comment cette pratique a-t-elle impacté votre vie ?


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Commentaires: 1
  • #1

    Richard (samedi, 16 juin 2018 09:00)

    Je pratique occasionnellement la méditation guidée, je l'ai découverte il y a 4 ans ou 5 ans vraiment,en la pratiquant au moins trois fois par semaine. J'adore aujourd'hui me ressourcer et méditer afin de ressentir les énergies...