Votre stress vous ronge : 5 pathologies physiologiques liées au stress

Être soumis au quotidien à un fort niveau de stress n’est pas sans conséquences tant sur le plan psychique, que sur le plan physiologique. Dans la première partie de cette série d’articles dédiés au stress et à ses conséquences sur votre santé, nous avons abordé le versant psychique de ses conséquences, aujourd’hui nous parlerons des répercussions néfastes que le stress peut avoir sur votre santé physique.

Dans la sphère physiologique

 

 

Le stress est une réaction que votre corps met en place pour s’adapter et faire face au danger, qu’il s’agisse d’un danger réel ou fantasmé. Pour cela, il active le système nerveux sympathique et déclenche toute une série de réactions hormonales destinées à lui permettre de mobiliser toute l’énergie disponible soit pour affronter le danger, soit pour le fuir. C’est ce qu’on appelle l’effet Fight or Flight. Il va ainsi libérer de fortes doses de cortisol, de catécholamines, de glucocorticoïdes, de prolactine… Et tout cela n’est pas sans effets.

Fatigue

 

Lorsque le système sympathique est activé, on distingue trois phases :

1– La phase d’alarme durant laquelle votre organisme libère les catécholamines et ainsi augmente au maximum votre niveau de vigilance, votre force musculaire… Durant cette phase toutes vos ressources sont mobilisées afin de vous permettre d’affronter le danger ou de le fuir le plus efficacement possible.

2– Au bout de quelques minutes, c’est la situation stressante n’a toujours pas été résolue, intervient la phase de résistance. À ce moment-là, non seulement votre organisme continu de libérer de l’adrénaline (qui est un type de catécholamines) en masse, mais en plus il déclenche la libération des glucocorticoïdes afin d’apporter le glucose nécessaire pour continuer d’affronter le danger.

 

3–  Et si la situation perdure, on entre dans la phase d’épuisement. Non seulement les hauts taux de catécholamines continuent de vous faire brûler toutes vos ressources énergétiques, mais en plus les hauts taux de glucose et de cortisol abaissent vos défenses immunitaires et vous vous retrouvez totalement à plat.

Infections à répétitions

 

 

Et l’une des premières répercussions de cet état d’épuisement est une baisse de votre système immunitaire. Lorsque toutes vos ressources sont mobilisées pour faire face au danger, vos fonctions vitales et immunitaires doivent composer avec moins d’énergie a disposition et peuvent rapidement se mettre à tourner à bas régime. D’autant plus que les forts taux de cortisol libérés dans votre organisme par l’effet Fight or Flight ne sont pas anodins et ont pour effet à long terme d’affaiblir le système immunitaire. C’est alors la porte ouverte à toutes les petites affections opportunistes telles qu’allergies, arthrite rhumatoïde, asthme, fibromyalgie, psoriasis et de manière générale toutes sortes d’infections chroniques et du système immunitaire.

Douleurs musculaires

 

 

Pour vous permettre de vous adapter et de faire face au danger, votre corps va donc libérer de fortes doses d’adrénaline (catécholamines). Cela vous permet d’être plus alerte, plus vif, plus réactif, mais du coup cela vous rend également plus tendu. Sous l’effet de l’adrénaline, les muscles de votre corps se mettent en tension, ce qui peut vous permettre d’avoir momentanément plus de force pour vous battre, de courir plus vite afin de fuir plus efficacement… et risque également à terme de provoquer toutes sortes de douleurs musculaires dues au fait que vos muscles sont contractés en permanence. Alors si vous avez, ou si vos proches ont l’impression que vous avez toujours mal quelque part, il est peut-être temps de prendre un moment pour évaluer votre niveau de stress. 

Troubles digestifs

 

Un autre effet désagréable de l’activation permanente du système nerveux sympathique sont les dérangements d’ordre digestifs. En effet, lorsque vous êtes calme vôtre corps est principalement dirigé par vôtre système nerveux parasympathique qui diminue vos rythmes cardiaque et respiratoire, augmente votre péristaltisme et vos sécrétions digestives et relâche la pression au niveau des sphincters. Tout cela vous permet d’utiliser les périodes d’accalmie afin d’optimiser vos capacités de récupération et de régénération tant au niveau du sommeil que des nutriments que vous ingurgitez qui sont alors utilisés à leur maximum.

 

Mais lorsque vous êtes soumis au stress, c’est comme nous l’avons dit le système sympathique qui prend le dessus à grand renfort d’adrénaline et de cortisol. A l’exact opposé du mécanisme de repos, cela a pour effet notamment d’inhiber le mécanisme de vidange intestinale, de réduire la motricité intestinale, d’accélérer le transit au niveau du colon, d’altérer la flore intestinale et d’augmenter la perméabilité intestinale. Tout cela permet d’économiser énormément d’énergie pour vous permettre d’affronter le danger plus efficacement mais votre digestion est alors ralentie,  votre estomac se vide moins vite et moins efficacement de son contenu, votre digestion est alors déréglée et apparaissent toutes sortes de troubles tels que diarrhée, constipation, maladies inflammatoires de l’intestin, syndrome du côlon irritable, douleurs à l’estomac, reflux gastro œsophagien, brûlures d’estomac, ulcère d’estomac, Intolérance alimentaire, maladie cœliaque, surpoids, obésité.

Troubles cardio-vasculaires

 

 

Sous l’effet du système nerveux sympathique destiné à faciliter la fuite ou l’affrontement du danger, le fonctionnement de notre organisme se modifie donc du tout au tout. Le dernier effet que je voulais aborder avec vous aujourd’hui au sujet de ces modifications est d’ordre cardio-vasculaire. Les catécholamines qui vous permettent de mobiliser le maximum de votre énergie pour la fuite ou l’affrontement du danger vont au même moment où elles mettent vos muscles sous tension, dilater vos bronches, élever votre pression artérielle et augmenter l’afflux sanguin dans les muscles de vos membres. Cela permet de vous rendre physiquement plus efficace mais augmente par la même les risques de pathologies cardio-vasculaires telles que l’hypertension artérielle, augmentation du risque d’infarctus, augmentation du risque d’accidents cardio-vasculaires… D’autant que les hauts taux de cortisol favorisent le dépôt de graisse, augmentation de l'appétit et de la prise alimentaire, ce qui peut également jouer sur vôtre taux de cholestérol et augmenter encore d’un cran les risques sur le plan cardio-vasculaire.

Et vous, où en êtes-vous ? Avez-vous déjà connu ce genre de difficultés ou connaissez-vous quelqu’un qui a déjà vécu l’une des situations abordées dans cet article ? Quelles actions avez-vous mis en place pour arranger les choses ?

 

 

Vous avez maintenant toutes les clés en main pour surveiller votre état de santé de manière général et évaluer votre niveau de stress. Dans les deux prochains articles je vous donnerais des pistes sur les différents moyens que vous pouvez utiliser pour vous aider à faire baisser votre niveau de stress et retrouver plus de sérénité.

Écrire commentaire

Commentaires: 0